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Jeudi, le 20 Juillet 2017

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Séverine Ferrer

Séverine Ferrer

Transmettre aux enfants ce que j'ai reçu !

Vous avez rêvé de devenir mannequin, actrice, chanteuse, présentatrice à la télé ou femme d'affaire ? Tous ces rêves, la ravissante Séverine Ferrer les a réalisés ! En dehors des salles de théâtre, la comédienne et maman épanouie, s'est lancée en 2015 un nouveau défi. Rencontre et confessions, dans les salons d'un hôtel genevois, en marge de la finale de la 8e édition du casting Babybook KidsFashion Magazine.

Passionnée par la mode, avez-vous encore des liens avec ce monde qui vous a révélé au public dès votre plus tendre enfance ?

J'ai effectivement débuté à l'âge de 4 ans, en tant que mannequin enfant, avant de poursuivre sur scène avec mon premier groupe « Le Baby Show ». Nous animions les arbres de Noël et nous jouions en première partie des artistes qui se produisaient sur l'Île de la Réunion. J'ai poursuivi ensuite dans cette voie en réalisant des publicités avec notamment la campagne de la NEC, pour laquelle j'ai eu la chance de découvrir Londres. J'ai vécu des expériences formidables en grandissant dans ce milieu : avec pleins de belles rencontres et de souvenirs. Une véritable richesse, une ouverture sur le monde. C'est ainsi que j'ai décidé de créer mon agence de mannequins et comédiens, pour enfant et jeunes adultes, de 3 mois à 25 ans. Un rêve qui me poursuit depuis mes 17 ans, devenu réalité, comme me le rappelait la semaine passée encore, une amie d'enfance retrouvée et qui n'en revenait pas. J'ai besoin d'adhérer au projet et m'impliquer à 300% comme je l'ai toujours fait à la télévision, où je reviendrai, si je ressens à nouveau cette fougue pour une émission. La passion m'anime et ce rêve a ainsi rejailli comme une évidence lors de ma remise en question de la trentaine. Je me suis interrogée sur mon avenir et les défis qu'ils me restent à relever. La légitimité de mon expérience et l'envie de transmettre ce que ce beau métier m'a apporté, m'ont poussé dans la création de My Agency avec l'avantage de savoir ce que je veux pour les enfants, comme ce fut le cas avec mes garçons.

Qu'avez-vous de plus par rapport aux autres agences ?


Il est important pour les mamans d'avoir une personne vers qui se tourner à tout moment. Je me rends disponible pour les conseiller et les orienter en parlant de leurs interrogations et appréhensions. Il s'agit vraiment de quelque chose que je fais de tout cœur. Je souhaite transmettre la même chose aux enfants de l'agence qu'aux miens, la passion de ce métier. C'est peut-être là le plus de l'agence. Et si avec le temps nous connaissons un grand succès (ndlr : l'agence a ouvert ses portes en novembre 2015), j'espère que je pourrai continuer à garder cette proximité avec nos mannequins et leurs parents. La relation de confiance avec l'agent est primordiale, pour l'enfant avant tout. C'est lui qui doit faire le choix, il doit se sentir à l'aise. Cette chance que j'ai eu de rencontrer les bonnes personnes sur mon parcours, c'est également cela que je souhaite leur transmettre.

"J'aime les suisses et si il y a beaucoup de pays où je ne pourrais pas vivre, je me dis pourquoi pas venir vivre chez vous"


Entre votre actualité au théâtre, votre quotidien familial et le lancement de l'agence, vous faites preuve de dynamisme, un trait de caractère qui se ressent. Aujourd'hui que vous reste-t-il à accomplir ?

J'ai beaucoup de chance, il n'y en a plus beaucoup ... Quand vous faites le bilan à 30 ans et que vous vous dites « ça j'ai fait, ça j'ai fait, ... », c'est génial ! C'est pour ça que je dit, que si demain tout s'arrête c'est « No Regrets ». J'ai encore du temps et de belles choses à vivre, mais si je devais m'en aller, partir sur scène serait magnifique. Le plus tard sera le mieux et quoiqu'il en soit, j'aurai la chance d'avoir vécu mes rêves d'enfant comme l'Eurovision. Je me rappelle en avoir rêvé, petite fille à 13 ans et à 13'000 km de la métropole, sur mon île de la Réunion. Jamais je n'aurai imaginé alors ce parcours. Pourtant des années plus tard, je peux dire que mes rêves ont été exaucés. Je crois que j'ai eu une jolie petite étoile, toujours présente pour veiller sur moi. Elle m'a permis de vivre toutes ces belles choses et de beaux instants en famille également. Cette étoile bienveillante continue de scintiller avec des projets au Théâtre qui aboutissent et que vous pourrez retrouver prochainement sur les planches. Des projets personnels et des rôles extraordinaires à interpréter pour une femme, à l'image de ¡Ay Carmela! de José Sanchis Sinesterra, où je reprend le flambeau du personnage de Carmen Maura dans l'oeuvre cinématographique. Je suis une femme épanouie et même si ça peut attiser des jalousies, j'ai envie de le dire. Nous vivons dans un monde, où beaucoup ne croient plus en leurs rêves et se démotivent. Pourtant, si vous travaillez pour et que vous vous donnez les moyens, tout reste possible. Même avec de bonnes conditions et une part de talent, il faut du travail, sinon le talent reste caché. A l'agence, nous avons cette volonté d'accompagner nos mannequins dans ce sens en les invitant à toujours s'améliorer, même lorsque le succès est au rendez-vous. C'est un beau métier, mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers.

Vous nous avez honoré de votre présence le 23 janvier, pour une seconde année consécutive. dans le Jury du plus grand casting pour enfant en Suisse. Un pays que vous connaissez bien notamment pour avoir animé le Montreux Jazz Festival sur la RTS. Quel regard portez-vous sur la Suisse ? Avez-vous des projets ici ?

Je ne peux l'expliquer, mais dès que je passe la frontière, invisible en train ou en avion, je ressens que je suis arrivée en Suisse. Cette atmosphère particulière, qui fait qu'un bienêtre, une sérénité s'installe en moi. C'est un pays que j'adore, où je me sens bien et où j'ai mes habitudes. Le public m'a toujours réservé un bel accueil dès la diffusion de mes premières séries et je continue de recevoir avec plaisir de nombreux courriers. C'est un public chaleureux, pour moi c'est le meilleur au monde! J'aime les suisses et si il y a beaucoup de pays où je ne pourrais pas vivre, je me dis pourquoi pas venir vivre chez vous pour mes vieux jours. Le Montreux Jazz Festival s'était également un rêve, comme rencontrer son créateur Claude Nobs et Quincy Jones, encore une chance extraordinaire que j'ai eue. J'aime votre chocolat ! J'aime votre fondue ! Je me sens bien ici, mais je sais pas si c'est vraiment bon pour moi ... (rires)
A l'heure d'aujourd'hui avec le démarrage de l'agence, je suis sur Paris, mais dans le futur, j'aimerai bien également donner cette chance aux enfants en Suisse. Le casting Babybook KidsFashion m'a conforté sur le fait qu'il existe un vrai potentiel avec de très jolis enfants, pleins de charme. Et si j'ai un conseil à leur donner, c'est encore une fois, croire en leurs rêves, prendre du plaisir et travailler.



My Agency, un trio d'experts au service de vos enfants

Entourée de ses amis Christophe Gérin (fondateur de la célébre agence parisienne Les Mômes) et l'ex-mannequin enfant Thomas Hingant (devenu booker depuis de nombreuses années), Séverine Ferrer a lancé l'agence My Agency en novembre dernier à Paris.

Très vite, les deux compères sont devenus son bras droit et son bras gauche,
pour lui permettre de se consacrer aux enfants et leurs parents.

Tous les trois partagent, ensemble, la même philosophie qui place l'enfant au centre des débats.
L'état d'esprit de l'enfant est primordial, c'est lui qui doit avoir envie et non suivre le transfert de ses parents
qui rêvent encore à une carrière de mannequin qu'ils n'ont jamais vécus.
Des cas bien trop souvent présents dans les castings, mais qui se verront éconduit par l'agence
qui cherche à transmettre l'envie et la passion à ses mannequins.

Un enfant qui perd son naturel, ça se ressent et c'est néfaste à son travail comme pour son développement.
Bien loin de l'envie de donner et de transmettre, qui anime cette petite équipe.


Propos recueillis par Florian Baudevin